L es politiques de croissance et de développement économique.

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Les secrets de la croissance et du développement.

La France et les pays européens traversent une crise économique. La volonté des anciens dirigeants européens traduisait une veille idée de construire un vaste ensemble économique et social de libre-échange malgré l’existence de disparités nationales importantes.

Un instrument d’unification a, enfin, vu le jour : l’euro.

Fait paradoxal, le traité européen a été refusé par bon nombre de pays alors qu’ils ont adopté pour la plupart, ce qui constituait la trame principale du traité, à savoir l’émergence d’une nouvelle monnaie : l’euro (1)

Cette unité de compte et de cohésion sociale a cours légal depuis de nombreuses années.

L’introduction de cette nouvelle monnaie n’a pas été une opération facile.

Nous avons tous en mémoire les problèmes créés par le passage de l’ancien franc au nouveau franc.

Si les élites nationales peuvent assumer les conversions et les transactions sans grandes difficultés il n’en est pas de même pour la grande majorité de personnes qui ont subies ces changements sans broncher malgré toutes les précautions prises par les décideurs (information et formation sur de longues périodes).

Bon nombre de traders, ont profité des taux de changes initiaux pour spéculer sur les hausses ou les baisses des dits taux. Nous savons maintenant quelles ont été les conséquences. Les « bulles financières » ont remplacé le vieux « serpent monétaire » d’autrefois.

Il existe un différentiel monétaire important (écarts de parité entre les monnaies nationales) lié aux positions acquises ou adoptées lors du passage du franc à l’euro, et au dollar américain. Cette « nébuleuse » monétaire génère de graves distorsions sur le marché international. Elle existe en tant que telle, sans contrepartie avec le niveau réel de croissance des économies nationales. Nous assistons donc à un dérèglement du système monétaire actuel avec des incidences « négatives » sur les économies nationales.

Les politiques économiques qui étaient censées agir sur la croissance ont du mal à s’imposer dans ce concert de mondialisation de l’économie et du phénomène de la délocalisation. Il est presque impossible de budgétiser et de rectifier les budgets convenablement. Un vrai casse- tête pour les économistes- mathématiciens qui jusque-là imposaient leurs modèles mathématiques.

La croissance économique se définit en premier lieu « comme une augmentation des principales dimensions caractéristiques de l’activité économique et sociale (notamment de la production nationale des biens et des services) accompagnée ou non d’un changement de structure.

La problématique est la suivante : la demande solvable nationale étant constante comment analyser l’incidence d’une politique visant à accroître la production nationale des biens et services pour le marché intérieur et extérieur ?

La production.

La production est une action de produire, de créer, ou d’assurer les conditions de création des richesses économiques (biens et services, etc.)

Cette production nécessite l’utilisation de deux facteurs : Le travail et le capital.

Le travail est considéré dans une acception large, intellectuel, manuel, artistique…

Elle est évaluée selon les conditions du marché (rareté, niveau de la demande).

Le prix est fixé par la rencontre entre l’offre et la demande selon les coûts de fabrication.

Le prix est la valeur exprimée en monnaie.

Une production ne peut exister que si la demande est latente, réelle et solvable.

Pour dégager une marge suffisante pour rémunérer les facteurs de production l’entreprise devra faire un choix judicieux de leur combinaison

A-Relance par la consommation.

L’homme produit les biens dont il a besoin. Donc la consommation (réelle ou incitée) est à l’origine de développement de la production, qu’elle soit locale, nationale ou importée.

D’où l’existence de politiques économiques de relance par la consommation (augmentation de minimas sociaux, politique sociale… la difficulté est qu’une telle politique peut avoir des conséquences inflationnistes et augmenter le déséquilibre de la balance commerciale.

De ce fait, les dirigeants devront avoir la certitude que cette politique aura un effet de levier sur la production locale, régionale, et nationale. Sinon elle aidera les pays qui approvisionnent le marché intérieur national, régional ou local.

B-Relance par l’investissement.

L’investissement se définit comme un emploi de capitaux visant à accroître la production d’une entreprise ou améliorer son rendement.

La relance par l’investissement consiste à favoriser l’investissement par un par un dispositif fiscal, par l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique de type keynésienne (grands travaux impulsés par l’État etc…). Elle consiste à pratiquer une politique incitative visant à diminuer les coûts d’investissement (actes notariés, prix du foncier, taxes locales et d’équipement, etc..).

Depuis quelques années les services aux entreprises et aux particuliers se développent. Il s’agit d’activités professionnelles exercées dans des entreprises ou dans des administrations. Ces services ont un coût dont le montant varie selon les investissements réalisés pour une offre de qualité. Ce secteur connaît des difficultés en raison de la baisse du niveau général d’activité et de la crise mondiale .Les activités de conseil ou d’ingénierie, par exemple, font du sur place alors quelles peuvent être très utiles aux citoyens et aux entreprises et aux États. Comment relancer ces activités ?

La même question peut se poser sur ce que l’on appelle le Service de la dette qui est un ensemble d’opérations qui concernent le remboursement de la dette publique et le paiement des intérêts.

Si cette politique de relance par l’investissement incite la croissance par la distribution de revenus qu’elle implique, encore faut-il mesurer l’incidence financière par citoyen. En outre, elle doit être utilisée avec une politique d’innovation et de recherche appliquée visant à amoindrir les coûts et rendre cette production plus compétitive pour le marché intérieur et le marché extérieur.

L’épargne :

Elle se définit comme une fraction du revenu individuel ou national qui n’est pas affectée à la consommation.

Comme l’investissement, elle peut être à court, à moyen ou à long terme.

Laquelle de ces trois types d’épargne devrions-nous favoriser ?

En tout état de cause, l’investissement étant le corollaire de l’épargne, une harmonisation temporelle devrait être envisagée.

S’agissant de son utilisation en bourse, les vieux instruments tels que les SICAV et les FCP,

qui limitent ou mutualisent les risques, et, qui ont fait leur preuve d’efficacité, devraient être favorisées pour protéger les épargnants.

RETRAITE : Répartition/Capitalisation.

Une politique visant à financer la retraite pour soulager l’actuel système de répartition pourrait consister à créer des instruments de capitalisation individuelle à très long terme.

En effet, le système économique et social investit sur les jeunes par l’éducation, la formation, les actions de prévention. En plus de rentes éducation en vigueur et proposées aux parents, ne conviendrait-il pas favoriser la création de caisses de capitalisations par prélèvement sur les produits d’épargne, ou par épargne volontaire pour cette catégorie de la population ? Les sommes collectées feraient l’objet de placement sécurisés et participerait pour une proportion à définir à abonder les sommes à répartir pour les adultes qui partiront à la retraite ?

Répartition et Capitalisation devraient pouvoir faire bon ménage…

S’agissant du problème actuel du système de retraite, nous demandons au lecteur de se référer aux articles précédents en ajoutant la proposition suivante :

Le dispositif suivant pourrait être mise en œuvre :

Par accord entre syndicats patronaux et ouvriers, il conviendrait de bloquer toutes les pénalités et majoration de retard au 31 décembre de 2016 ou 2017 pour les dettes de la sécurité sociale. Mettre en place un accord pour régulariser au centime près, la liste nominative des salariés qui partiront à retraite dans les entreprisse signataires, dans les cinq ans à venir. Le dites entreprises seraient obligées de constituer des provisions comptables qui couvriraient la dette sociale exigible.

Les entreprises signataires pourraient obtenir la possibilité de renégocier la dette exigible (abandon de créances, remise de dettes etc.)

Ce dispositif aurait pour avantage

- de marquer un temps d’arrêt,

- des mettre les entreprises devant leurs responsabilités légales, de rendre leur comptabilité plus fiables pour les négociations.

-d’impliquer les salariés sur la gestion de leur future retraite (la présentation de leur compte cotisant soldé leur permettront de se projeter sur l’avenir).

De tout ce qui précède, nous pouvons faire la suggestion suivante :

La seule façon, a notre humble avis, d’assurer la croissance économique consisterait à faire du « nombrilisme économique » si la demande solvable est réelle. Répertorier les entreprises typiquement nationales, régionales et locales et leur appliquer, pour celles qui en auraient vraiment besoin un plan de soutien pluriannuel. Ce n’est certainement pas une chose aisée mais cela aurait un pour effet d’utiliser un levier de développement économique dans certains secteurs prioritaires.

Tout comme pour le fait culturel, nous constatons, qu’en cas de difficultés économiques, les pays se rabattent sur ce qui sédimente la Nation.

Pour les entreprises qui exportent à l’étranger, des aides à l’exportation devraient être envisagées avec la mise en œuvre d’une politique concomitante visant à réduire les coûts de production.

Le niveau scientifique général et actuel étant relativement élevé, ne conviendrait-il pas d’intensifier la recherche appliquée ?

Les moyens juridiques :

Les lois sont créées pour porter remède aux maux dont souffre la société. Il faut attendre de nombreuses années pour juger du caractère bon ou mauvais d’une loi. Ne conviendrait-il pas de faire une pause sur leurs adoptions et faire un bilan sur les acquis au lieu de rester dans cette course effrénée d’adoptions et de promulgations. Un répit, une réflexion, une synthèse et une action globale pour permettre au système de se requinquer, et de faire l’objet d’une action autorégulatrice. L’homme n’est que le reflet du système…

Le Législateur aura fort à faire : toute construction nouvelle engendre le désordre .Il en est de même

des espaces économiques en création, surtout, lorsqu’au départ, les situations sont différentes d’un pays à l’autre.

Ne faudrait-il pas recadrer les situations nationales dans le cadre des instances européennes ?

Une loi est une prescription établie par l’autorité souveraine de l’État, applicable à tous, définissant les droits et les devoirs de chacun. Hormis la loi fondamentale qui forme la constitution d’un pays, laquelle de celles qui suivent faut-il projeter ou adopter ?

-Loi d’habilitation : qui autorise le gouvernement à prendre, par ordonnances, durant une période limitée, des mesures qui relèvent normalement du domaine de la loi ?

-Loi organique : qui précise l’organisation des pouvoirs publics établis par la constitution ?

-Loi d’orientation : qui définit un certain nombre de principes dans un domaine donné ?

-Loi de programme : qui autorise le gouvernement à engager certaines dépenses dont le règlement serait échelonné ? Ou que les objectifs et moyens seraient fixés sans contraintes particulières ?

-Loi de règlement : qui clôture les dépenses et les recettes d’un exercice budgétaire ?

-Loi cadre : qui définit les principes ou les orientations d’une réforme, dont la réalisation serait confiée au pouvoir réglementaire ?

Nous savons tous que la croissance économique ne se décrète .Par contre il est nécessaire d’en créer les conditions qui seront confirmées ou infirmées dans le temps selon le degré d’acceptation de ces conditions par les agents économiques.

A notre avis, et en l’état actuel des choses, il faudrait adopter un dispositif portant sur la création des conditions pour susciter  la croissance économique, le développement de la recherche, la création d’emplois et l’utilisation des mécanismes solidaires.

La bourse :

La bourse est une institution où est organisé le marché des valeurs mobilières.

Les principales bourses de valeurs sont à New York, Londres, Tokyo et Paris. La tentative de démocratiser la bourse a eu, comme toute action de ce type, des effets pervers.

De nombreux logiciels d’aide à la vente, bien intégrés et paramétrables ont vu le jour.

En répondant aux nouvelles exigences de contrôle (anti-blanchissement, défauts de conseil etc…), ces nouveaux outils ont permis de démocratiser la gestion patrimoniale avec des résultats, parfois très bons , mais parfois mauvais.

Mais fort de l’expérience acquise, ne conviendrait-il pas de redonner à la bourse ses lettres de noblesses.

Ne conviendrait-il pas penser à la création d’une bourse européenne pour les valeurs mobilières des pays de la zone ? Ne serait-il pas nécessaire de relancer la construction européenne par ce biais ?

Malgré les difficultés actuelles il existe des entreprises européennes qui résistent et qui se verraient bien renforcer leur situation financière par ce biais.

La mission d’harmonisation d’EURONEXT est-elle arrivée à terme ?

L’immobilier, avec ses hausses et ses baisses, est un placement sûr. Mais le placement boursier est plus performant sur des durées très longues (trente ans).

Un particulier investit en bourse selon deux modes : la gestion directe (choix d’achat et de vente des valeurs choix des entreprises cotées), et la gestion déléguée (achat de part de fonds confiées à un gestionnaire qui procède aux arbitrages financiers d’achat de vente et de profil).

Les fonds profilés peuvent être de trois types :

-Risqué (généralement composé de beaucoup d’actions…)

-Équilibré (actions et obligation et sicav…)

-Prudent (valeurs qui bougent peu)

Les Plans d’Épargne en Action(PEA) permettent de faire bénéficier d’un cadre fiscal avantageux.

En tout état de cause, les « boursicoteurs » définissent leur objectifs selon leur tempérament (aimer la risque ou pas) et la finalité de l’action (valorisation de capital, revenus complémentaires etc.).Ils adoptent également un mode de gestion comme indiqué précédemment.

Au niveau de la gestion des marchés financiers, de la régulation, et de l’information, nous retrouvons quelques intervenants :

-L’Autorité des Marchés financiers(AMF) : mission de protection de l’épargne, médiation, documentation.

-Euronext (Organisme chargé d’apporter des solutions de financement aux entreprises). C’est la nouvelle appellation de la bourse de de valeurs mobilières françaises dont la mission est de consolider les marchés de capitaux européens.

-Alternext (organisme qui permet aux sociétés de lever des capitaux sur la zone euro) (destiné aux PME)

Ces organismes offrent aux entreprises des conditions d’accès au marché simplifiées (procédures d’admission, obligations d’information pour la protection des investisseurs…)

Quelques définitions :

-Une Action est une fraction du capital d’une société négociable en bourse si la société fait « un appel public à l’épargne ». Elle produit des dividendes annuels.

-Une Obligation est une créance à moyen (5/10 ans) ou long terme (15/20 ans) émise par une entreprise, une collectivité ou un pays. En général elle est négociable en bourse et remboursable.

Les détenteurs perçoivent des intérêts annuels.

-Un OPCVM est un Organisme de Placement Collectifs en Valeurs Mobilières (Sicav et Fcp).

-Une SICAV est une Société d’Investissement à Capital Variable. Ce capital est constitué de valeurs acquises en actions, obligations ou liquidités.

-Un FCP est un Fonds Commun de Placement, une copropriété de valeurs mobilières. La valeur de divisée en parts.

-Une SCPI est une Société Civile de Placement Immobilier.

-Un WARRANT est un instrument financier qui donne à son acquéreur le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix déterminé.

-Une OPTION est un instrument financier qui donne à son détenteur le droit, mais sans obligation d’acheter ou de vendre un actif à un prix déterminé pendant un certain temps.

-Un CONTRAT A TERME es un contrat qui permet d’acheter ou de vendre une quantité d’actifs sous-jacent à une date prédéterminée et à un prix convenu.

(Nous reviendrons sur les indices boursiers dans notre prochain article).

-Un TRACKERS permet d’investir, en une seule transaction, dans un portefeuille d’action constitutive d’un indice.

Les compartiments de capitalisation sont les suivantes :

-Compartiment A : pour les capitalisations supérieures à 1 milliard d’euros.

-Compartiment B : pour celles qui sont comprises entre 150 millions et 1 milliard d’euros.

-Compartiment C : pour les capitalisations inférieures à 150 millions d’euros.

La procédure de cotation sur Alternext prévoit l’utilisation du listing sponsor qui guide la société candidate (informations sur les obligations légales et réglementaires, rédaction de prospectus d’information, dossier de candidature etc.).

Le listing sponsor est un prestataire de service d’investissement spécialisé (Cabinet d’audit, d’avocat ou spécialiste en opération de haut de bilan).La liste des listings sponsors est actualisée régulièrement.

Alternext est un marché régulé à la portée des petites et moyennes entreprises et à l’écoute des besoins d’information des investisseurs. Les sociétés candidates doivent répondre à des critères d’admission (sélection, historique financier, etc.) et des obligations (être accompagnées d’un listing sponsor, publier les transactions des dirigeants etc.).

DÉVELOPPEMENT ET CROISSANCE.

Nous avons tous appris qu’il n’y avait pas de développement économique sans croissance économique au préalable.

Ce vieux débat doit être revu car certains pays dit développés stagnent dans la poursuite de leur développement et sont à la recherche d’un minimum de croissance. Les pays dit développés sont des pays qui ont réussi à mettre en place de  «  bons » systèmes productifs, financiers, éducatifs, de santé et de loisirs. La consommation prend le pas sur les investissements et ils vivent sur les acquis.

D’où l’apparition de pays dits émergents qui vivent sous le poids des traditions mais qui arrivent à s’imposer subrepticement sur le plan international (la Chine, Inde etc…).

Ils fabriquent des biens à des prix défiant toute concurrence, ce qui devrait être l’apanage des pays qui ont une avance technologique et qui seraient développés.

Le développement se caractériserait par une amélioration qualitative et durable d’une économie et de son fonctionnement. Nous retrouvons deux notions importantes : LA QUALITÉ et LA DURABILITÉ.

Qu’on le veuille ou non la plupart des pays sous le règne du libéralisme.

Les demandes formulées par les masses attirent les systèmes économiques vers cette doctrine économique. Elles ébranlent les systèmes politiques. Le monde se noie dans un flot d’informations qui agit sur les mentalités, les désirs et les comportements. Les politiques de communication commerciales font que les individus achètent ce qu’ils n’ont pas besoin. Les entreprises vendent très souvent du rêve. Même si l’on peut avoir un regard critique sur notre société actuelle, il n’est pas aisé de sortir du système au risque de se marginaliser. Quel parent refuserait d’acheter un téléphone portable ou un ordinateur pour son enfant ; allant à invoquer divers arguments pour se justifier ?

La consommation prend le pas sur l’activité économique au détriment de la compréhension des mécanismes de production.

Le libéralisme se définit comme une doctrine économique de la libre entreprise, selon laquelle l’État ne doit pas, par son intervention, gêner le libre jeu de la concurrence.

Cette théorie développée par Adam Smith et les autres n’est pas d’actualité, mais nous sommes aujourd’hui dans une situation ou les citoyens veulent d’un état garant de maintien du libéralisme par ses politiques de régulation le cas échéant.

LE BULLETIN DE PAIE.

« Tout travail mérite salaire » dit le vieil adage.

Ce bout de papier obligatoire attestant le respect des obligations résultant de l’exécution du contrat du travail est presque un document sacré. A tel point qu’il doit être conservé sans limitation de durée.

Il atteste de l’existence d’une entente tripartite :

-l’employeur,

-le salarié

-l’État.

A ce stade d’analyse, la théorie micro-économique devrait prendre le dessus sur l’analyse des grands agrégats macro-économiques.

Le salaire Minimum de Croissance(SMIC) devrait être analysé dans toutes ses composantes et dans tous les secteurs économiques. Partant de l’analyse de ce document de base, qui sera étendue aux autres revenus, il faudrait :

1-Analyser chaque élément de la fiche de paie, les méthodes de calcul.

2-Analyser les caisses ou organismes qui devront recevoir les retenues opérées.

2-Analyser la situation financière des caisses qui reçoivent ces sommes, les délais et les modes d’encaissement, les ratios financiers, les actifs de ces organismes, l’évaluation de ces actifs, l’équilibre financier à long terme (régime général ; retraite complémentaire, logement etc.).

Si de l’analyse de certains postes, il s’avère que certaine caisses sont en équilibre financier sur le long terme, les gestionnaires pourront diminuer les taux d’appel. De ce fait, il sera possible d’opérer des péréquations de sorte qu’à salaire brut constant le salaire minimum net serait en augmentation.

Cette approche micro économique du SMIC pourrait révéler bien des surprises par rapport au système d’indexation sur l’inflation.

Si un salaire minimum a été arrêté par les salariés, les employeurs et l’État, le tout, supervisé par le Législateur, notamment pour le suivi de son évolution, c’est que les intervenants ont tous admis implicitement qu’il y avait un seuil en deçà duquel les grands équilibres n’étaient pas assurés. Ce minimum était nécessaire pour le maintien de la paix sociale, pour la justice sociale et l’équité. C’est dans ce même état d’esprit que le RMI, devenu RSA a été instauré suite à la longue dégradation de la situation économique nationale et internationale.

L’’idée qui prévaut est que ces minima sont versés avec obligation de recherche d’activité .Mais lorsque l’activité générale se dégrade durablement, cette obligation est difficilement respectée.

En l’état actuel des choses les salaires sont établis selon des grilles tarifaires élaborées et révisées par des conventions collectives. Les salaires des hauts dirigeants font l’objet de négociations au sein des conseils d’administrations selon des logiques particulières (degré de risque, stratégies internes et externes, complexité de l’organisation, activité nationale et internationale).

Il est difficile d’agir sur ces masses financières car elles concernent, pour la grande majorité des cas, d’activités privées. L’état ne peut appliquer qu’une politique incitative sauf dans les secteurs où il est majoritaire ou dispose d’une voix prépondérante pour les stratégies de l’entreprise.

Il est évident que le nombre de smicards est élevé. C’est pour cette raison de toute action d’impulsion devrait intervenir par ce biais sachant que la grande majorité des individus cherchent à sortir de cette catégorie par la formation, et essaie de gravir les échelons par tous les moyens.

POLITIQUE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE EUROPÉENNE.

L’euro s’adresse à 25 pays. Cet instrument d’échange qui a été adopté ne peut plus faire l’objet de politique monétaire nationale. Épargne, la Consommation et les Investissements de tous ces pays sont libellés en euros. De ce fait toute politique de croissance et de développement ne peut se concevoir que de façon concertée et dans le cadre de la zone. Il existe des disparités linguistiques, culturelles sociales et économiques dans ce vaste ensemble et tous les pays utilisent le même moyen d’échange qui cristallise les rapports sociaux. L’Europe est presque un État Fédéral doté d’une monnaie unique, avec ses langues, ces particularismes nationaux. Cette situation retrouve dans l’analyse du fait régional. .

Sans vouloir chercher à diluer les caractéristiques des états-nations, il convient de poursuivre la mise en œuvre de l’Europe sociale :

Élaboration d’un plan social pour les pays les plus faibles de la zone tout en tenant compte de leur capacité économique (Politique de rattrapage adaptée aux situations).

Cette question sociale sera abordée à nouveau plus loin.

Les pays les plus « avancés » de la zone (France, Allemagne…) doivent poursuivre leur action d’impulsion :

Nous avons vu qu’il existait deux types de politique de relance (Consommation et investissement).

Privilégier une politique au détriment de l’autre risque d’aggraver les difficultés.

Il conviendrait d’agir sur ces deux politiques à la fois et élaborer un plan de cohérence entre l’épargne et l’investissement « nationaux».

Il est souhaitable qu’Euronext poursuive sa mission d’uniformisation et que l’on parvienne à la création de la bourse européenne. Les entreprises européennes émergentes pourront demander leur cotation avec le risque d’être l’objet d’OPE ou d’OPE. Mais c’est la loi du marché.

Il convient également d’inciter les entreprises de gérer leur trésorerie en date de valeur et d’utiliser les SICAV de trésorerie.

Il est souhaitable de soutenir toutes opérations qui consisteraient à renforcer les fonds propres des entreprises, ce qui freinerait un recours excessif à l’emprunt.

La recherche appliquée devrait faire l’objet d’une attention particulière dans le domaine industriel, de la santé, et des nouvelles technologies.

Pour les entreprises exportatrices, une politique d’aide devrait être envisagée également.

Il faudrait aider les entreprises agricoles à se moderniser et soutenir les entreprises agroalimentaires.

Les nouvelles maladies créent une crainte généralisée qui devrait être apaisée par des contrôles phytosanitaires plus poussés.

La création artistique et littéraire mériterait d’être soutenu et être connue à l’étranger.

Ces propositions visent à fluidifier les marchés intérieurs et de la zone euro et de participer à la reconquête des marchés intérieurs et extérieurs.

Au niveau des particuliers, on peut envisager le dispositif suivant pour les personnes qui disposent d’une retraite élevée et un patrimoine foncier et immobilier important : la faculté d’une cession de points – retraites, une sorte d’abandon de créance sur le régime retraite.

Malgré les imperfections que présentent les modèles mathématiques des économistes, il conviendrait, néanmoins, de quantifier ces propositions.

LA POLITIQUE SOCIALE COMMUNE EUROPÉENNE.

Les dirigeants européens se réunissent pour débattre des questions financières pour un meilleur équilibre de l’ensemble. C’est une nécessité car l’on y discute d’État à État.

Le problème est que ces réunions très importantes sont mal perçues par les classes les moins nanties.

Pour les personnes de cette catégorie, il s’agit de haute voltige financière loin de leurs préoccupations quotidiennes.

Ne conviendrait-il pas de réunir régulièrement les ministres des affaires sociales et de la santé des

pays pour étudier les disparités (analyses comparative et bilan).

Ne faudrait-il pas élaborer un Plus Petit Salaire Commun Européen(PSCE) avec des plans de rattrapage, le cas échéant.

Aucun pays au monde ne peut prétendre d’éradiquer le phénomène de la pauvreté, d’autant plus qu’il est souvent le fruit d’une croissance trop rapide et mal maîtrisée.

Voilà une piste de réflexion pour une éventuelle politique de relance par la consommation…

CONCLUSION :

Le phénomène de mondialisation, de délocalisation et les difficultés de la zone nous incite à revoir nos anciennes conceptions de la croissance et du développement économique. Il n’existe plus de démarcation nette entre ces deux concepts.

Les politiques de croissance et de développement économique doivent être conçues avec pragmatisme surtout dans les économies ou la consommation devient presque constante qui introduit des déséquilibres.

L’annonce des mesures d’austérité aura eu pour but d’opérer une prise de conscience sur les difficultés actuelles et d’inciter les agents économiques à faire de nouveaux arbitrages, de nouveaux positionnements.

La reprise de la croissance et développement ne peut se concevoir sans une politique concertée européenne…

NÈGRES, EN AVANT …

. (Phrase prononcée par M. Hégésippe Légitimus, ancien Député-Maire de la Guadeloupe après qu’il eût prôné l’entente Capital Travail)

Auteur;Thimodent Joël

www.holding2finance2019.com

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